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Je buvais pour m'auto-détruire




Ce n’est qu’après un bon moment de sobriété que j’ai réalisé que je buvais pour m’auto-détruire. Je croyais faire partie d’une autre catégorie de gens. Je pensais être de ceux qui boivent seulement pour s’amuser (ceux qui savent avoir du fun), mais je réalise aujourd’hui que ma consommation était un suicide à petit feu. J’avais perdu la volonté de vivre. J’étais bloquée, incapable d’avancer, au bout du rouleau. Tout le monde autour de moi semblait avoir sa vie en main et moi je n’allais nulle part. J’errais… un verre de vin rouge à la main.


La pandémie, avec tout ce que j’y ai perdu, m’a tout de même permis de retrouver une certaine étincelle. Pour faire face à tous les défis qui s’en venaient, j’allais avoir besoin de toute ma tête.  


L’idée que je buvais pour avoir du plaisir a été l’une des croyances que j’ai dû déconstruire dans ma sobriété (l’une des nombreuses croyances devrais-je dire…). En fait, je buvais pour échapper à la souffrance qui m’habitait et pour éviter de vivre mes émotions. Et tellement d’émotions ! Colère, tristesse, confusion, insécurité, anxiété, inquiétude, culpabilité… et un immense sentiment de vide, présent depuis si longtemps qu’il faisait partie intégrante de moi.  C’est ce vide, cette impression qu’il me manque un morceau, un gros morceau au niveau de la poitrine, ce vide m’a poussé à m’auto-détruire des années durant.


Il y a quelque chose de magique dans la thérapie. Les changements s’opèrent de façon subtile à mesure qu’on développe des outils et qu’on réfléchit avec recul sur nos vies. Je crois que mes années de suivi psychologique m’ont permis de réaliser que je vaux la peine de me battre pour moi (étrange phrase…). Tranquillement j’ai restauré mon estime et je n’ai plus envie de me détruire, au contraire, je veux me construire!


Mon vide ? Il est toujours là, mais il cri moins fort, je l’accepte et je l’apaise avec des moyens plus sains. Je souhaite de tout mon cœur ne plus jamais avoir envie de m’anéantir et que si jamais cette envie se repointe le bout du nez, que je pourrais puiser dans mon coffre à outils pour revenir vers l’amour de moi… c’est tellement plus doux!

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